Non-accès à l'eau pour des centaines de milliers de personnes, privatisation en marche de ce bien commun, pollution, "guerres de l'eau" en Asie, au Moyen-Orient, etc.
Parmi les principales causes du problème "eau", on trouve les pouvoirs - politique, technocratique, économique, financier, symbolique, culturel - détenus par des "seigneurs" pour qui l'eau est une source de puissance, de richesse et de domination.
Le projet d'un contrat mondial de l'eau se fonde sur le principe que l'eau appartient aux habitants de la Terre. Il est inspiré par deux finalités: l'accès de base à l'eau pour tous et sa gestion solidaire et durable, impliquant des devoirs de solidarité, de cohérence pour ne pas mettre en péril les libertés et les droits des générations futures, et de protection et de respect envers l'écosystème Terre.
Le "Manifeste de l'eau" est une initiative du Groupe de Lisbonne et de la Fundaçao Mario Soares. Il bénéficie de l'appui du Comité promoteur mondial pour le contrat de l'eau, présidé par Mario Soares et dont les membres viennent d'Afrique, d'Amérique du Nord et du Sud, d'Asie et d'Europe occidentale.
Riccardo PETRELLA, docteur en sciences politiques et sociales, a été directeur du programme de "Prospective et évaluation de la science et de la technologie" (FAST) à la Commission européenne. Il enseigne actuellement à l'Université catholique de Louvain. Il est également animateur du Groupe de Lisbonne et président du Comité international pour un contrat mondial de l’eau. Il est l’auteur de Limites à la compétitivité (coédition Labor-La Découverte-Boréal; traduit en dix langues), Le bien commun (Labord et Editions Page deux). |